Speech10: now.here//no.where
Du 13 au 16 avril 2011 au Centre Culturel de Bellegarde
17 rue Bellegarde, 31000 Toulouse http://empreintes.toulouse.fr/

speech, version Empreintes Numériques #5, aménage un espace entièrement dédié à son premier collaborateur : le spectateur contemporain. La proposition s’éloigne des dispositifs participatifs qui cherche à faire monter le public au plateau pour découvrir et travailler « le plateau du spectateur » : son espace à la fois singulier et complexe, processuel et collaboratif, caractéristique des nouvelles modalités de réception offertes par l’Open Web. Bien plus que simple regardant, assistant ou consommateur d’une chose fixe et donnée, le « spectateur 2.0 » se fait de plus en plus monteur, agenceur et, en un sens, auteur intégral de sa réception. L’expérience artistique ne réside donc plus seulement dans la force d’une proposition qui va de la scène vers la salle mais se situe surtout dans cet « entre » qu’artistes et spectateurs façonnent dans une collaboration intime où chaque place se nourrit de son autre tout en produisant ensemble un nouveau « texte » plus complexe, mixe et interactif. C’est lui qui fera la nouvelle version de speech qui s’écrira donc dans le « ici et maintenant » de cette expérience culturelle partagée, cette pure réalité sensible : un « festival ».
speech s’inspirera de sa lecture transversale de la programmation du festival pour concevoir un espace pour UN spectateur où celui-ci sera invité à incarner et rendre visible sa propre traversée de l’événement. Cette nouvelle « chambre des échos » agencera différents matériaux collectés et à compléter (textes, captations..) autour d’une plateforme virtuelle et collaborative capable d’accueillir les propos, commentaires, liens multimédias des spectateurs. Ils pourront y accéder en permanence depuis leurs ordinateurs personnels ou dans cette zone dédiée et aménagée par kom.post entre réalité virtuelle et ponctuations inspirées du réel. La plate forme, les contributions reçues comme les « contr irruptions » qu’elles impulsent dessineront le dispositif final : l’espace du théâtre deviendra alors un open space où le dialogue rhizomatique et connectiviste s’installera entre les partenaires, artistes et spectateurs, réunis par tables de 5 ou 6 pour un nouvel « échange des savoirs » qui produira « en creux » le rendu performatif.